Bromélaïne bio

Pour écouler rapidement leurs produits sur le marché et réaliser des profits, nombreuses sont les marques qui n’ont plus froid aux yeux et trompent sans hésitation les consommateurs en qualifiant leurs compléments alimentaires de bromélaïne bio. Tel est le cas du supplément vendu sur le site arnaque Biologiquement.com. Les soit-disant gélules de bromélaïne biologique, « capables de tuer les cellules cancéreuses », présentées dans le catalogue virtuel de ce site sont tout simplement l’œuvre d’un filou. La raison en est très simple : la bromélaïne bio n’existe tout simplement pas ! Malheureusement, nombreux sont ceux qui sont tombés dans le piège et achètent ce genre de produits au détriment de leur santé.

Il est par ailleurs à noter qu’aucune mention légale n’apparait sur le site biologiquement.com ! La banque du site étant basée à Andorre d’après leurs info de paiement, le site est une arnaque qui agit en sous marin sur le marché très lucratif et peu scrupuleux des anti cancéreux naturels. Par ailleurs, il n’est donc pas soumis aux contrôles de la DGCCRF , un organisme qui vérifie la conformité des produits alimentaires (et donc des compléments) et vérifie leur sécurité alimentaire…

C’est pourquoi, votre premier site de référence Bromélaine.fr a pris la peine d’éclaircir certains points à ce sujet. Trouvez donc dans ce billet les réponses aux questions que vous vous êtes toujours posées.

Pourquoi la bromélaïne bio n’existe pas ?

Bromelaine bio

Que l’on ne vous trompe plus à compter de ce jour, la bromélaïne ne peut pas recevoir le titre « bio » même si cette molécule a été extraite d’un ananas cultivé selon les techniques d’agriculture biologique.

Il est important de savoir que le label vert AB (Agriculture Biologique) ou le logo européen Eurofeuille ne peuvent être apposés que sur l’emballage des produits issus du procédé d’agriculture biologique, qui n’utilise ni pesticides, ni engrais chimiques. Ces dits produits sont, soit des produits agricoles, ou des denrées alimentaires, soit des produits transformés, et non des molécules végétales, comme la bromélaïne (qui est un ensemble de protéines). Les produits transformés rapportés ici renferment dans leur composition au moins 70 % d’ingrédients d’origine agricole. S’il s’agit d’une gélule de poudre de la plante, on peut parler de bio ; mais ici il est question d’un principe actif extrait selon des méthodes particulières utilisant des solvants.

Par ailleurs, il faut que la chaîne de production respecte également les normes bio et tous les points cités dans le cahier des charges des Certificateurs. Ainsi, pour qu’un complément alimentaire bénéficie du logo vert, il ne doit subir aucun traitement concentrant l’un de ses princies actifs. L’extraction de molécules à partir de végétaux n’est donc pas admise. (1)

Si la bromélaïne bio n’existe pas, ne pouvons-nous pas avoir de la bromélaïne pure ?

Si. Même si la bromélaïne ne peut pas être certifiée bio, il est tout à fait possible de l’avoir pure, sans pesticides ni additifs chimiques. Certaines marques soucieuses du bien-être et de la santé de leurs clients –comme Dynveo– adopte une technique d’extraction « à la qualité bio », appelée « extraction verte » ou « Green extract », pour isoler cette molécule. C’est une méthode saine et respectueuse de l’hygiène et de la santé, n’utilisant que des produits naturels et inoffensifs à l’organisme, et non des solvants prétroliers ou autres substances de synthèse.

Chez Dynveo, l’extraction de cette enzyme protéolitique est faite à partir de l’eau. Certains fabricants peuvent cependant opter pour des solvants naturels obtenus par la bio-raffinerie du végétal.

Ce procédé simple et hygiénique (extraction à eau) permet d’obtenir de la bromélaïne pure à 100 % sans la moindre trace de solvants chimiques et organiques, des substances qui ne restent pas sans effet sur l’organisme à long terme. La marque veille également à ce que ses produits ne contiennent ni OGM, ni pesticides ou tout autre élément toxique dangereux à l’organisme, en extrayant la substance active des tiges d’ananas cultivé selon les techniques d’agriculture biologique. On peut donc parler ici d’une « qualité bio », ce qui est différent !

Depuis que les laboratoires Dynveo ont sorti et communiqué autour d’une bromélaïne pure et issu d’une extraction à l’eau, de nombreuses marques, y compris évidemment le site arnaque biologiquement.com ont copié cet argumentaire. Seul hic : nous avons essayé d’avoir des preuves de ce qu’ils avancent. Non seulement ils ne savaient même pas où leurs ananas ont été récolté (!), ce qui est quand meme un comble pour une marque qui se dit bio, mais ils (ou plutôt il) n’ont jamais donné suite à nos nombreux emails concernant l’extraction à l’eau ou même un certificat d’analyse. Seul Dynveo a été capable de nous rassurer en ce sens.

Est-ce que le terme bromélaïne bio est une garantie sur la qualité ?

Non, au contraire ! Depuis quelques temps, la qualification bio est utilisée parfois à tort et à travers comme nous venons de le voir, dans l’unique but de se faire de l’argent. La plupart des consommateurs n’ont, par ailleurs, qu’une très faible idée de la véritable signification de cette certification. Pour certains, bio est synonyme de « plus naturel » ou de « plus cher ». Mais en réalité, le bio est une garantie pour le consommateur que le produit est dépourvu de toutes substances synthétiques, donc plus sûr.

Comme il a été dit, la bromélaine bio n’existe pas. L’usage de ce terme est donc, non seulement une publicité mensongère, mais en plus ne garantit pas que le complément alimentaire est efficace. L’efficacité de cette enzyme protéolytique ne dépend pas, en effet, de la qualité de sa source, c’est à dire de la tige d’ananas, mais plutôt de l’importance de son activité enzymatique.

Sur le marché, la bromélaïne de Dynveo est la seule à avoir passer nos tests avec succès (échantillons envoyés à un laboratoire indépendant) et présenter un degré d’activité enzymatique de 5 000 GDU/g.

Notre article intitulé « Choisir la meilleure qualité de bromélaïne » apporte plus de précisions à ce sujet et parle des critères à considérer lors de l’achat.

Références

(1) Règlement (CEE) n°2092/91 modifié du conseil du 24 juin 1991 (JO CE du 22 juillet 1991) et ses annexes. Mode de production biologique de produits agricoles et sa présentation sur les produits agricoles et les denrées alimentaires.