Bromelaïne : Qu’est ce que c’est ?

Présentation de la Bromelaïne

bromelaïne dans ananasRemède naturel aux multiples propriétés, la Bromelaïne est connue sous différents noms (broméline, enzyme protéolytique, extrait d’ananas, bromélase, protéase…)

On ne trouve de la Bromelaïne que dans l’ananas frais (famille botanique des broméliacées) ou sous forme de supplément, extrait de la tige d’ananas comosus.

Elle est constituée en réalité d’un groupe d’enzymes protéolytiques qui ont la propriété de digérer les protéines, quand elles sont prises en même temps qu’un repas, et de faire cailler le lait.

La Bromelaïne est d’ailleurs depuis trente ans utilisée en tant qu’additif alimentaire pour attendrir la viande ou comme agent de texture.

D’un point de vue chimique, elle est en majorité composée de deux enzymes protéolytiques qui sont des « protéases sulfhydryle », dont l’une est illustrée pour vous ci dessous.

bromelaine structure
Image 3D obtenue par Résonance magnétique nucléaire (RMN) de l’une des deux principales enzymes qui constituent la Bromélaïne.

À l’inverse d’autres enzymes, dégradées dans le système digestif, les enzymes protéolytiques sont en partie absorbées par l’organisme et passent dans le sang. Ainsi, la Bromelaïne a un effet bénéfique sur l’ensemble de l’organisme.

La Bromelaïne peut se combiner avec d’autres plantes ou suppléments à action anti-plaquettaire ou anticoagulant, mais à l’inverse les produits laitiers contrarient son effet.

Originaire d’Amérique du Sud, l’ananas a toujours été utilisé en application externe par la médecine traditionnelle : au Vénézuéla pour soulager une gorge irritée, au Mexique pour traiter une bronchite, dans les Caraïbes pour accélérer la guérison des plaies, au Brésil pour décongestionner.

La culture de l’ananas se répand dans les Tropiques et la composition chimique de la Bromelaïne est dévoilée au 19ème siècle.

Ses propriétés thérapeutiques éveillent l’intérêt des scientifiques à partir de 1957, quand Ralph Heinicke découvre que les tiges des plants d’ananas sont riches d’une enzyme accélérant la guérison après une intervention chirurgicale ou une blessure sportive et soignant phlébite et sinusite.

De nos jours, le « Pineapple Research Institute » se situe à Hawaï et certains pays (Japon, Taiwan…) utilisent la sève des tiges d’ananas (latex) pour nettoyer et accélérer la guérison des brûlures ou plaies, mais aussi pour faciliter la digestion et traiter certains cancers.

Utilisations de la Bromelaïne

Nombre d’études des années 60 et 70 portent sur les effets de la Bromelaïne en voie interne dans la réduction des inflammations chirurgicales (dentaires, buccales, épisiotomie, cataracte) et des traumatismes (hématomes et contusions) (1)(2).

Un rapport détaille son efficacité en chirurgie plastique (3) pour réduire douleur, inflammation et oedème des patients. Son usage est reconnu pour accélérer la disparition des ecchymoses.

bromelaine hematomeLa Bromelaïne est recommandée en traitement sur une dizaine de jours, après une opération ou une blessure, pour traiter l’oedème postopératoire et post-traumatique (particulièrement des sinus nasaux et paranasaux).

> Voir notre dossier Bromelaine et hématome

Quelques essais concluants plus récents (4)(5)(6) montrent que, seule ou associée à d’autres enzymes, la Bromelaïne est efficace en voie externe pour accélérer la guérison des plaies.

Sous forme de crème ou d’onguent, elle est ainsi conseillée pour accélérer la cicatrisation après une blessure cutanée. Dans un rapport (7) analysant plus de 200 cas de brûlures (2e et 3e degré), l’application du pansement médicamenteux à base de Bromelaïne a débridé, sans chirurgie, l’escarre formée sur ce type de plaies.

Un essai préliminaire (8) montre que la prise en voie interne de Bromélaïne pourrait être efficace pour traiter le parapsoriasis (affection cutanée).

Associée à d’autres enzymes (trypsine et rutine), deux essais cliniques ont donné des résultats prometteurs dans l’usage de la Bromelaïne pour soulager douleurs et inflammations (musculaire, articulaire, tendino-musculaires) mais aussi pour soi contre les affections (arthrite, sinusite, tendinite, phlébite, colite…) (9) (10).

En complément à l’acupuncture et à une alimentation adaptée, la Bromelaïne contribue à améliorer la mobilité de la tendinite de l’épaule, plus efficacement qu’un traitement à base d’exercices incluant un placebo (11).

Plusieurs essais (12) démontrent que la Bromelaïne, en tant que traitement adjuvant, soulage certains symptômes (par exemple le mal de tête) des rhinosinusites chroniques difficiles à traiter.

Une étude d’observation (13) a même prouvé que l’usage de Bromelaïne réduit significativement la durée des symptômes de rhinosinusite aiguë.

Sans essais cliniques à ce jour, il est pourtant établi que la Bromelaïne est constituée d’un groupe d’enzymes qui ont la propriété de digérer les protéines et de faire cailler le lait.

bromelaine digestionElle facilite ainsi la digestion et aide à lutter contre les troubles digestifs. Les naturopathes préconisent des dosages de 200 à 2000 mg de Bromelaïne par jour, en quatre prises durant les repas (14).

> Voir notre dossier Bromelaine et digestion

Un protocole naturel par voie orale permet de réduire significativement la taille des tumeurs, cancéreuse ou non. Il faut associer au moins 5 gélules de Bromélaïne pure Dynveo avec d’autres anti cancéreux naturels tels que le trans-resveratrol (pour les voies métabolique) ou la curcumine (pour inhiber les facteurs de croissance)

Cliniciens et chercheurs s’intéressent à l’effet bénéfique des enzymes protéolytiques dans la panoplie d’adjuvants anticancéreux.

bromelaine cancerDes données positives indiquent qu’elles pourraient réduire les effets secondaires (fatigue, nausées, maux de tête, etc.), prolonger la durée de vie de patients et réduire tumeurs et métastases (15).

> Voir notre dossier Bromelaine et cancer

Informations sur la Bromelaïne

Si vous êtes allergique à l’ananas ou autres plantes broméliacées, au pollen d’olivier, aux piqûres d’abeilles : vous êtes probablement aussi allergique à la Bromelaïne.

Des effets indésirables rares ont été rapportés : maux de tête, malaises gastro-intestinaux passagers, bouche sèche, éruption cutanée.

Pureté de la Bromelaïne : La bromelaïne la plus pure qui soit possède une activité enzymatique de 5000GDU/g, il s’agit d’une unité de mesure de sa capacité à dissoudre la gélatine. Cette propriété lui est propre. La majorité des marques ont un titrage d’environ 2500GDU/g, d’autres annoncent 5000GDU/g mais il s’agit en bien souvent en réalité de mensonges. Nous n’avons malheureusement pas le droit de citer les marques, mais avons réalisé un test dans un laboratoire français afin de vérifier la véracité de ces annonces en passant commande comme client lambda, et seule la bromelaïne pure Dynveo® a réussi notre test avec un score de 5400 GDU/g. Un autre laboratoire qui dit vendre de la une qualité « unique en Europe » de 5000GDU/g a obtenu par exemple un score de seulement 2400GDU/g… Méfiance au marketing donc !

Posologie (gélules gastro-résistantes) : Dans l’idéal : Une (1) gélule de 500 mg de Bromelaïne pure Dynveo® dosée pour une activité 5000GDU/g, trois (3) fois par jour, entre les repas (sauf pour soulager les troubles digestifs).

Gastro-résistance : préférer toujours la Bromelaïne en gélules DRcaps : un enrobage végétal qui est approuvé dans le Bio (label AB/Eurofeuille) selon les normes européennes et certifié sans résidus de solvants, sans OGM, sans phtalates, sans métaux lourd et sans dioxyde de titane.

Actualité : Suite à  une campagne de désinformation (organisée par un laboratoire), nous nous voyons obligé par un soucis d’honnêteté de rectifier certains points :

La gastro-résistance de la gélule est importante. Tout le raisonnement du labo est faux et volontairement biaisé : La DRcaps ne retarde en rien l’absorption de la gélule, mais la durée de dissolution. Ce n’est pas du tout la meme chose ! Erreur volontaire ou non ? Dans les deux cas c’est très grave, la Bromelaïne étant utilisée comme une stratégie anti-cancer naturelle.

La durée de dissolution de la DRcaps signifie simplement qu’elle résiste aux sucs gastriques suffisamment longtemps pour être absorbée sans être dégradée dans l’estomac. En effet, elle n’influence en rien le temps nécessaire au corps pour faire passer une gélule de l’estomac au petit intestin.

A l’inverse, prendre une gélule non gastro-résistante, même à jeun, ne va absolument pas accélérer le délai d’absorption. En fait, celle ci sera tout simplement très rapidement dissoute dans l’estomac et la bromelaïne ne pourra pas remplir ses actions thérapeutiques (car hydrolisée). Ce n’est pas pour rien que les thérapeutes recommandent de consommer de la Bromélaïne gastro-résistante.

[Ce laboratoire n’en est pas à son premier mensonge: « vitamine C liposomale » qui n’est en fait pas liposomale (suffit de leur demander une preuve…), ou encore sur leur concentration en Bromélaïne 5000GDU que nous avons testée à 2400GDU (voir plus haut). Ils vous proposent désormais différentes versions de Bromélaïne : sans HPMC ou avec DRcaps (pour mieux faire cette fausse comparaison et vendre leur première version) mais nous ne conseillons donc pas cette marque.]

En lien avec le sujet, lisez notre article dédié : Reconnaitre une vraie bromelaïne gastro-résistante

Il existe aussi des comprimés de Bromélaïne beaucoup moins concentrés (Extranase).

> Voir notre guide sur le dosage et les différentes qualités de Bromélaïne

Parmi toutes les marques proposés à ce jour, notre choix se porte sur la Bromélaïne pure Dynveo que nous avons étudié puis testé de façon totalement indépendante.

[Nous précisons que Bromelaine.fr est un site indépendant sans aucun lien commercial. Les informations présentent sur notre site sont uniquement le fruit de nos recherches, et nous vous invitons à toujours challenger les infos que vous trouverez sur les différents sites. Le marketing a pris aujourd’hui trop de place et cela impacte malheureusement parfois la réalité scientifique. Ce site a pour but unique de rétablir certaines vérités et d’informer.]

 

Références:

(1) Kelly GS « Bromelain : A Literature Review and Discussion of its Therapeutic Applications » Alt Med Rev. 1996
(2) MacKay D, Miller AL « Nutritional support for wound healing. Altern Med Rev. 2003 »
(3) Orsini RA « Plastic Surgery Educational Foundation Technology Assessment Committee » Bromelain. Plast Reconstr Surg. 2006
(4) Hotz G, Frank T « Antiphlogistic effect of bromelaine following third molar removal » Dtsch Zahnarztl Z. 1989
(5) Masson M. « Bromelain in blunt injuries of the locomotor system. A study of observed applications in general practice » Fortschr Med 1995
(6) Hoernecke R, Doenicke A. « Peri-operative enzyme therapy : a useful complement to the post-operative pain treatment » Anaesthesist 1993 (mentionnée dans « Bromelain : A Literature Review and Discussion of its Therapeutic Applications » de Kelly GS)
(7) Rosenberg L, Lapid O « Safety and efficacy of a proteolytic enzyme for enzymatic burn debridement: a preliminary report » Burns. 2004
(8) Massimiliano R, Pietro R « Role of bromelain in the treatment of patients with pityriasis lichenoides chronica » Dermatolog Treat. 2007
(9) Kamenicek V, Holan P, Franek P « Systemic enzyme therapy in the treatment and prevention of post-traumatic and postoperative swelling » Acta Chir Orthop Traumatol Cech. 2001
(10) Kamenicek V, Holan P « Systemic enzyme therapy in osteosynthesis of the long bones ». Rozhl Chir. 1999
(11) Szczurko O, Cooley K « Naturopathic treatment of rotator cuff tendinitis among Canadian postal workers : a randomized controlled trial » Arthritis Rheum. 2009
(12) Guo R, Canter PH, Ernst E « Herbal medicines for the treatment of rhinosinusitis : a systematic review » Otolaryngol Head Neck Surg. 2006
(13) Braun JM, Schneider B, Beuth HJ « Therapeutic use, efficiency and safety of the proteolytic pineapple enzyme Bromelain-POS in children with acute sinusitis in Germany » In Vivo. 2005
(14) Roxas M « The role of enzyme supplementation in digestive disorders » Altern Med Rev. 2008 (www.thorne.com)
(15) Beuth J « Proteolytic enzyme therapy in evidence-based complementary oncology : fact or fiction ? » Integr Cancer Ther. 2008